Technologies Nouvelles: Perspectives d’Equilibre du Bios en Zones Tropicales Arides

Georges Martin
Ingenieur, Consultant Agronome
Expert de la Cooperation Technique Internationale
France

Si l’on se refere aux statistiques mondiales, la planete semble disposer de nourriture en abondance car la production alimentaire a ete plus rapide que la croissance demographique qui fut pourtant, sans precedent au cours des quarante dernieres annees. La theorie de Malthus, qui craignait de voir une population gagnant de vitesse la production de subsistance ne s’est apparemment pas realisee. L’introduction de technologies nouvelles en argiculrure a donc ete benefique pour certains mais malheureusement pas pour d’autres, puisque le Monde connait le probleme dramatique de constater que la repartition de ces produits n’est pas equitable, et que beaucoup n’ont pas assez a `manger’ en depit du fait qu’il semble y avoir assez de nourriture pour tous.

L’etude des dossiers, des publications et des donnees chiffrees montre que les diverses politiques conduites depuis les 25 dernieres annees et notamment celles concernant l’introduction de ces memes technologies dans les domaines de la genetique, de l’irrigation, de la fertilisation, des traitements phytoe sanitaires, de la mecanisation, du conditionnement des produits n’ont pas eu partout les memes effets. A la Conference de Mindello, organisee par le Comite International de Lutte contre la Secheresse au Sahel (CILSS) en Decembre 1986 par example, il est apparu que les tendances defavorables notees in 1979 a la reunion precedente de Nouakchott en Mauritanie se sont accentuees. La production alimentaire par habitant en Afrique, a dans l’ensemble, baisse de l’ordre de 20%.

Il ne s’agit pas, sembleeteil, d’un echec par defaut de technologies agricoles, mais de l’incapacite de donner a tous de la nourriture en suffisance, par l’emploi rationnel de celleseci et surtout par l’examen prealable des effets `pernicieux’ eventuels.

La `negativite des croissances’ observee malgre les efforts consentis depuis plusieurs decennies, a de multiples origines, toutefois dans la tres grande majorite des cas, elle resulte aussi de `l’inadaptation’ de ces technologies aux structures socioeeconomiques des societes concernees, ou de `l’inadequation’ de ces techniques aux systemes de production et au contexte des `courants d’echanges’ mondiauxevraisesemblablement de la conjugaison des trois. C’est a dire finalement, de `l’environnement et des conditions de vie’.

Si de surcroit, s’ajoute a ces facteurs l’action d’elements naturels (secheresse) comme c’est souvent le cas dans les Pays des zones tropicales arides, il n’est pas etonnant de constater que la plupart des `famines’ sont enregistees chezeeux et notamment en Afrique au cours des dix dernieres annees.

L’Afrique Tropical Aride au Sud du Sahara

Pour tenter de reflechir a l’elaboration d’une methode, ou d’une politique de developpement technologique qui soit tout a la fois efficace et utile, il semble interessant d’etudier un cas concret, celui de l’Afrique au Sud du Sahara (Sahel) qui constitue un sujet de graves preoccupations.

Cette region est caracterisee par un climat de transition entre le climat totalement desertique du Sahara et le climat de type Soudanais. Le Sahel Africain, pris pour exemple, comporte le nordeSenegal, le Mali, le Burkinae Faso, le sud du Niger, le centre du Tchad, le Soudan, l’Ethiopie, et enfin la Somalie. Globalement le climat comporte une seule saison des pluies par an, qui se situe plus ou moins entre Juin et Septembre et n’apporte en moyenne du nord vers le sud que des precitations totales de 200 a 600 m/m.

Au nord, c’est une region peu cultivee oT l’on trouve essentiellement des arbustes epineux et de l’elevage insensif transhumant sur de maigres pLturages. Rien, dans cette region, ne peut etre entrepris en matiere agricole, sans une totale irrigation. Vu l’ampleur des surfaces concernees et des investissements qu’il faudrait consentir, il est difficle d’imaginer de telles actions sur l’ integralite de ce territoire. Il ne peut s’agir que de developpements ponctuels limites, assimiles a ce que l’on peut appeler une `agriculture d’oasis’.

Au sud, c’est la region des cultures seches (MileArachideeSorghoeCoton) oT un developpement agricole peut etre entrepris a l’aide de diverses techniques culturales faisant appel a de nouvelles technologies, a l’irrigation de complement ou d’appoint.

Mais c’est une region oT les aleas climatologiques sont nombreux et anciens. Les phenomenes de secheresse qui sont de nature aerologique, c’est a dire lies a la circulation atmospherique de la planete sont engages depuis plusieurs millenaires (cf. peintures rupestres au Sahara). L’etude des documents musulmans du XIV et du XVeme siecle en font foi. De plus recents montrent que des periodes tres severes ont ete observees de 1830 a 1940, puis de 1879 a 1974, de 1975 a 1981, et de 1982 a 1984.

Ceuxeci ont ete malheureusement aggraves par l’action de l’homme, qui, petit a petit, a mal gere son ecosysteme, deforeste inconsideremment (Bois de Feu), pratique un elevage intensif mal contrTle, adopte dans certain cas une monoculture et par consequent favorise l’erosion, autrement dit `Aide’ la nature a poursuivre sa destruction.

Pourtant, il faut rappeller que cette region en depit de la severite du climat desertique, fut autrefois prospere. Lors des siecles precedents, c’est a dire pendant tout le temps oT l’Afrique fut fermee au commerce oceanique (absence de ports, presence d’une `barre’), elle n’eut de relations d’echanges avec le Maghreb et l’Europe, qu’L travers le desert du Sahara, par l’intermediaire des caravanes. Leur ravitaillement, l’intensite des marches locaux de transit et du trafic humain et animalier, a induit a cette epoque un developpement important (grenier a cereales notamment). La disparition du `flux d’echanges’ terrestre SudeNord a la fin du XIXeme siecle au profit d’un `flux maritime peripherique’ ouvert grLce aux nouvelles technologies de l’epoque e fut responsable de l’inversion des echanges (mouvement d’affaire NoreSud, acces a la mer), et par consequent du declin progressif du Sahel.

La longue histoire enfin, des empires ou des occupations de l’Afrique au cours des siecles, a laisse de tres fortes empreintes au sein des populations ellesememes tres diverses (Ethnies e traditions e structures familiales e religions e langues). Les systemes de production agricole (agripastoraux, sylvoe pastoraux), les marches, les echanges se sont adaptes aux conditions specifiques des differentes regions, sans tenir compte souvent des frontieres actuelles heritees des accords Europeens de la fin du XIXeme et du debut du XXeme siecle pour la plupart.

Cette courte analyse met en evidence les trois principaux facteurs qui `conditionnent la vie’ et dont il faut imperativement tenir compte avant toute introduction technologique:

– les contraintes edaphoeclimatiques, qui conditionnent le type de developpement, son importance, et son rTle

– les courantes d’echanges (motivationeincitation)

– Les structures socioeeconomiques

Il faut d’autant plus les prendre en compte que le Monde est en pleine mutation, et que les progres exponentiels, agricoles et industriels des 25 dernieres annees ont accelere le mouvement. Il convient de se souvenir qu’avant les annees 60, ce continent n’etait pratiquement pas confronte au marche mondial. A cette epoque l’adoption de certaines methodes modernes pour la production de matieres premieres agricoles (materiel vegetal selectionne par exemple) dans des marches proteges s’est justifie et a porte certains fruits. Les grandes famines etaient extremement rares. Actuellement, ces productions ne trouvent plus place dans les echanges mondiaux, en particulier aupres des pays industrialises qui disposent d’excedents en oleagineux, cereales, sucre, viande. Pourtant, et jusqu’L ces dernieres annees, les actions de transfert de technologie ont emprunte la meme voie.

Dans Quelle Situation se Trouve le Sahel Aujourd’hui?

Les disponibilites agricoles exportables, qui diminueront encore avec l’ accroissement de la demographie, ne permettent plus aux etats de cette zone tropicale aride d’acquerir des biens d’equipement et encore moins d’apurer leurs endettements qui atteignent des niveaux insoutenables. Les statistiques du F.M.I. indiquent que les pays plus endettes sont les plus `touches’ et que globalement, en 1986, les recettes d’exportation du Tiersemonde ont chete de 3.3%.

– Les importations alimentaires (essentiellement de cereales, souvent sous forme d’aide) aggravent la situation en desequilibrant des economies tandis que les productions locales diminuent et regressent vers une agriculture de `subsistance’ animee par la solidarite clanique dans un marche occulte interafricain incontrTle (Mils et Sorghos).

– La reduction des terres disponibles, non seulement a cause d’une demographie croissante, mais surtout par l’exode rural qui reduit la force vive, etat de fait aggrave par l’action climatique qui ne facilite pas la reconstitution des sols et leur exploitation intensive (impossibilite de longues jacheres, rotations extensives, nomadisme et transhumance).

– Les grands projets de developpement ruraux (qu’ils soient irrigues ou non) ont cause autant de mal que la sercheresse, en accelerant l’exode rural, en detruisant les modes nomades et tribaux traditionnels, en favorisant (par mauvaise organisation ou meconnaissance) le remplacement des systemes agricoles par des systemes pastoraux ou agroepastoraux dans des regions qui ne sont pas faites pour les recevoir. Les resultats des programmes d’irrigation de large envergure, qui devaient permettre d’intensifier la production n’ont pas toujours ete a la hauteur de ce que l’on pouvait esperer.

– Les grands projets agroeindustriels, bien qu’ils soient pour la plupart, utiles a l’economie des pays ou ils sont implantes, ont concourru a la creation d’un `proletariat’ agricole `deresponsabilise’).

– Le rTle joue par les grands organismes internationaux, qui ont impose dans de nombreux cas des projets elabores de fa?on technocratique, en dehors des Africains euxememes, et ont eu ainsi des actions hautement prejudicie ables.

– L’identite culturelle et structurelle a ete negligee, de sorte que le paysan ou l’eleveur Sahelien, a cause de ses liens claniques ou tribaux, oppose une `force d’inertie croissante au monopole des organismes publics’, notamment de commercialisation de produits agricoles. Ainsi, plus l’Etat intervient plus l’exploitant se demobilise.

– Les politiques menees par de nombreux dirigeants e souvent par la force des choses e ont contribue a reduire le revenu et le degre `d’incitation’, en particulier celles qui consistent a maintenir la faiblesse des prix des produits locaux pour ne pas concurrencer les produites importes.

– Les revenus urbains, les avantages sociaux, et l’acces aux biens de consommation ont contribue a favoriser l’exode rural dans des pays a faible productivite oT il ne se justifie pas.

Ainsi, dans la plupart des cas, cette partie du continent Africain, qui enregistre une demographie croissante, une baisse constante des revenus, est sans vie economique et sans motivation;

Il n’est donc pas etonnant de constater que le monde rural de cette zone tropicale aride est devenu refractaire aux innovations, aux contraintes qu’ impose l’elevation de la production nationale, la lutte contre la desertification, car elles sont quasiment imposees de l’exterieur et souvent inadaptees a leurs besoins.

Le monde rural Sahelien n’a plus confiance et se mefie du progres.

Perspectives en Matiere de Technologies Nouvelles, pour Ameliorer la Vie, dans ces Zones Desheritees

L’autoesuffisance alimentaire `stricto sensu’ est un objectif utopique, car son aboutissement risque de provoquer de serieux desequilibres nutritionnels de nature a augmenter la mortalite (malnutrition et sousealimentation sont deux maux aussi graves l’un que l’autre). Par consequent, le developpement doit engendrer un pouvoir d’achat, pour que le pays puisse acquerir ce qu’il ne peut pas produire chez lui. Or, la chete des prix interieurs, pour toutes les raisons exposees precedemment, `decourage’ les producteurs qui voient inexorablement leurs revenus baisser. Les desequilibres entre les ruraux et les citadins reduisent les disponibilites exportables et augmentent les importations alimentaires au detriment des biens d’equipement. L’aggravation previsible de ce contexte entrainera une `recession interne’ qui ira en se deteriorant vers une crise grave si l’on n’y prend pas garde.

Il convient donc, avant toute chose, de traiter les problemes fondamentaux, afin de constituer des bases solides a partir desquelles, l’introduction de technologies nouvelles devrait avoir toutes chances de reussir.

Dans cet esprit, il para?trait raisonnable d’aider a l’elaboration des politiques agricoles des etats en les encourageant a traiter leurs problemes specifiques, notamment dans les domaines suivants:

– investissements stimulant la production (routes e petites industries e artisanat e creation d’agglomerations secondaires).

– regulation de la demande par le developpement de stockages regionaux, villageois, par le maintien des prix (taxation eventuelle sur les importae tions).

– mise en place de structures d’economie liberale a l’Africaine (cooperative e transports e circuits de distributions e transformation).

– reduction ou suppression des grands projets agricoles a fonctionnement public ou parapublic qui font obstacle au developpement du milieu rural et favorise l’immixion de l’etat dans les fragiles contextes paysans.

L’aide financiere internationale publique ne pouvant etre apportee a tous les domaines, il conviendrait que des financements prives participent au developpement. Sachant toutefois, que ces derniers n’interviennent generalement qui s’il y a notion de profit (sauf s’il s’agit de donations) il semble douteux de voir de tels investisseurs s’interesser a des projets importants concernant les productions de cultures locales peu remuneratrices. Ceci impliquera une reflexion sur la diversification des productions, sur les cultures nouvelles. Par contre, de petites entreprises d’Europe, des communautes pourraient aider a la mise en oeuvre d’actions de taille humaine, de petite taille, sous diverses formes comme par exemple le `jumelage’.

Un cadre de ce type etant fixe, il s’averera possible au moyen de deux phases, l’un a court terme pour tenter d’apporter un concours a la resolution des graves problemes actuels l’autre a moyen et long terme pour tenter de `freiner’ l’avance du desert et constituer de solides bases scientifiques, d’aborder la phase proprement dite d’introduction d’innovation technologique destinee L:

– accro?tre la productivite locale

– mieux gerer le milieu

– ameliorer les conditions de vie

Court Terme

Accro?tre la productivite, est un ma?tremot, mais comment y parvenir? Comment `doubler’ le volume d’une recolte par variete selectionee, si l’exploitant n’a toujours que ses deux bras, et s’il n’a pas les moyens de `maitriser’ sa culture par l’utilisation d’outils mecaniques ou motorises, de moyens de stockage, de sechage.

Comment `ameliorer’ son economie par l’emploi de moteurs ou de dispositifs d’irrigation si les depenses en energie (gaseoil) reduisent sa marge ou annulent les plusevalues de fertilisation ou d’irrigation?

Ce sont des equilibres que le monde industrialise ne resout pas souvent aisement, en depit de sa forte economie que peuteiledonc en etre en economie fragile?

Il y a donc lieu de veiller a ce que les introductions d’innovations, dans quelque domaine que ce soit, qu’il s’agisse:

– des facteurs de production (varietes, irrigation, engrais)

– des moyens de production (outils, mecanisation, motorisation)

– des systemes de production (types de cultures e methodes techniques etc., lies a la structure socioeeconomique),

aient lieu en parfaite coherence entre elles et avec les facteurs du milieu (geographie, climat, contexte relationnel).

S’il en est ainsi, les technologies nouvelles apporteront un large concours au developpement de ces pays deherites, en particulier en ce qui concerne: la ma?trise de l’eau, l’energie, l’outillage, le stockage, les conditions de vie familiale, le petit materiel d’exploitation, les equipements menagers, les techniques agricoles.

Il sera ainsi possible:

– d’intensifier les cultures (selection, eau, engrais), en protegeant, en regulant les stocks et en recherchant les formes d’energie a bon marche.

– de favoriser l’introduction de moyens de production, en veillant a ce qu’il y ait coherence entre cette introduction, les besoins et les contraintes du systeme de production concerne.

– d’intorduire de nouvelles cultures a condition que les debouches soient assures.

– de cooperer a l’organisation de circuits commerciaux, de transports intereregionaux ou intereetats (echanges, marches, foires).

– de favoriser la transformation de produits locaux, l’artisanat.

– d’aider a l’amelioration des conditions de productivite du travail et de la vie familiale (allegement des tLches de la femme e introduction de materiel de cuison e de petit materiel de ferme. . ).

– de favoriser une cooperation economique souseregionale (intereetats) non limitee aux activites agricoles mais synergique intersectorielle (echange aliment/enertis e aliment/engrais) pour reduire la dependance et la precarite.

Moyen et Long Terme

L’introduction d’innovations en matiere de technologie agricole suppose, bien entendu, l’existence de bases scientifiques solides, a la fois afin de poursuivre des recherches hautement specifiques, mais aussi pour assurer la formation de chercheurs nationaux de moyen et de haut niveau, dans les domaines scientifiques d’accompagnement au developpement, ayant re?u l’adhesion des pays et des populations concernees. Ces bases (universites, instituts, fondations) devraient repondre aux imperatifs de l’environnement naturel et travailler sur des programmes a caractere thematique orientes vers les actions regionales et locales.

Enfin, bien que l’idee soit seduisante et que certains pretendent que l’eau souterraine est abondante, il para?t peu raisonnable d’irriguer d’enormes surfaces; a quel coet, et dans quel esprit? Esteil egalement sage d’etablir a grand frais une fabuleuse `bariere verte’, ou de reforester pour “faire du bois de feu”. Par contre, tenant compte des vocations nomadiques et des besoins de ces systemes pastoraux, on devrait s’attacher a creer des `reseaux d’oasis’, sortes `d’?lots verts’ plus facile a gerer et utiles a la structure socioeeconomique du site.

Les Grands Principes a Respecter en Guise de Conclusion

Ameliorer la productivite, c’est diffuser des varietes selectionnees, distribuer des engrais, des produits phytosanitaires, introduire des plantes nouvelles, introduire la mecanisation, la motorisation. Cette politique n’est pas tres facile a mettre en oeuvre lorsqu’il s’agit de travailler dans des systemes traditionnels profondement attaches e leurs structures.

Pourtant, c’est a ce niveau qu’il faut intervenir sachant que dans le pays a vocation essentiellement agricole (plus de 50 et 56% de la population) le moteur de la croissance doit etre l’agriculture qui, seule “engendrera les biens, les marches, et l’epargne indispensable au developpement”. Il faut donc redonner la primaute a la production des petits exploitants agricoles dans les zones tropicales arides, pour qu’ils puissent le mieux assurer leur expansion.

L’experience montre qu’il n’est pas possible, dans la tres grande majorite des cas, de proceder a des `transferts de technologie’ specifiques, ponctuels ou limites, sous peine d’observer peu de temps apres, des `effets pernicieux’ interactifs inattendus. A quelque niveau ou degre que ce soit, un bilane diagnostic preliminaire s’avere indispensable, de maniere a ce que chaque action de developpement a l’aide de technologies nouvelles prenne en compte les differents elements, soit le fruit d’une reflexion de nature a aboutir a la mise au point d’une formule qui puisse etre testee en `uniteepilote’ dans des structures villageoises ou familiales qui en auraient ellesememes examine l’interet et accepte librement le principe.

De meme, toute introduction d’innovations a un niveau plus eleve (regional ou national) doit aussi resulter de l’examen de l’environnement physique qui permit l’elaboration d’un diagnostic technique, a partir duquel on pourra proceder a une serie de choix a caractere economique et financier.

En realite, il s’agit de rechercher le `souhaitable’ de fa?on coherente et humaine pour eviter que le developpement technique et l’interet commercial exploitent les `possibles’ sans enoncer les `preferables’.