Dr. Agni Vlavianos-Arvanitis
Présidente et fondatrice
Organisation internationale de biopolitique
Grèce
En cette présente période cruciale de transition, les preneurs de décisons du monde entier ont la responsabilité de diriger le processus de changement. Afin de le faire de manière efficace, les priorités doivent être clairement définies et, pour éviter les erreurs du passé, une nouvelle vision et de nouveaux modèles sont vraiment nécessaires. La promotion de la paix et de la sécurité internationale et le droit fondamental de l’homme de vivre dans un environnement propre, doivent être activement recherchés. Il est nécessaire d’englober ces deux aspects, puisque l’environnement est le plus puissant agent unificateur dans la société moderne. La préoccupation pour la détérioration de notre planète ne connaît pas de frontières nationales, ethniques ou religieuses et, dès lors, une participation globale active à l’effort pour préserver l’environnement, peut conduire à l’objectif désiré de coopération et de compréhension internationale.
Il existe des divergences en ce qui concerne les désirs exprimés par les gouvernements nationaux et ces gouvernements doivent être guidés, à travers le consensus, vers un compromis authentique et non simplement vers un compromis enthousiaste. Les priorités mondiales doivent être établies collectivement et les avancées technologiques convenablement canalisées. L’équilibre entre les aspirations apparamment incompatibles de l’environnement mondial avec la croissance économique, doit devenir le point central d’attention des politiques futures de développement. Il est essentiel de noter que ces questions ne sont pas uniquement contradictoires, mais qu’il est impossible à toute économie de fleurir sans une gestion environnementale à long terme.
Heureusement, le monde est conscient du fait que bios (vie) et le bioenvironnement ont extrêmemnt besoin d’attention, et que les efforts de conservation réalisé globalement commencent progressivement à avoir des résultats. Toutefois, ceci ne devrait pas être une raison pour relâcher les mesures efficaces, mais devrait être aperçu comme un renforcement positif dans la lutte pour faire de la protection bioenvironnementale la composante essentielle de chaque action et pensée. En vue d’être efficace, les efforts humanitaires et de maintien de la paix devraient être coordonnés sur la base de la protection de l’environnement. Une vision millénaire en matière de prise de décision et de planification de politiques peut fournir les objectifs nécessaires à long terme, afin de diriger ces problèmes avec une vision sur l’avenir.
L’action immédiate est essentielle. Jusqu’à ce que les réformes et révisions sont approuvées, elles ont tendance à être déjà obsolètes. La perte de la biodiversité, la destrcution, la guerre, l’exploitation des pauvres, la distribution inégale des ressources et les méthodes de commercialisation qui augmentent la dette des pays en voie de développement, nécessitent une solution rapide et radicale. Cette solution doit être encouragée en étendant le potentiel des ressources humaines et en les canalisant vers une renaissance productive et constructive. Les objectifs à long terme pour la mise en œuvre de politiques mondiales, comme la promotion de la paix, le développement des ressources humaines, la limitation de l’inégalité financière et la promotion de stratégies pour éliminer les diparités mondiales doivent devenir la première priorité du XXIe siècle.
Au cours des treize dernières années, l’Organisation internationale de biopolitique (B.I.O.) s’est attelée à éveiller une conscience du besoin urgent pour établir un nouveau système de normes et principes économiques, compatibles avec des directives de gestion de l’environnement et avec la tâche la plus importante qui est d’assurer des échanges internationaux impartiaux et des investissements à long terme. L’objectif est d’éliminer les actuelles tendances financières inadéquates et de garantir la prospérité économique dans chaque pays du monde. De plus, le but est de rendre le concept de “Tiers monde” obsolète et, à travers une plus grande communication, les échanges et la coopération atteignent un point d’équilibre mondial en termes tant économiques que sociologiques. Garantir une meilleur qualité de vie à chaque citoyen du monde est la clé pour une société mondiale harmonieuse et pacifique dans le prochain millénaire.
Bioculture – Au-delà d’un développement durable
La société actuelle ressemble à une pyramide inversée, avec les droits humains au sommet et l’expansion technologique sur une base instable. Ce déséquilibre pourrait être corrigé si nous “re-invertissons” la pyramide et plaçons les droits du bios sur la large base de notre société. Les droits de l’homme occuperont alors le sommet stable de la structure.
La relation entre culture humaine et bioenvironnement devient de plus en plus importante à notre époque. Le bioenvironnement est affecté par notre culture qui est, à son tour, façonnée par le bioenvironnement. La bioculture représente l’effort conscient de l’humanité pour atteindre cette interdépendance. Valeurs esthétiques, musique, science, arts, diplomatie, politique, affaires et commerce peuvent s’unir pour lutter pour une meilleure qualité de vie.
Dans toutes ses facettes, la bioculture reflète l’esprit du bios comme puissant facteur unificateur pour la coévolution future de l’humanité avec le bioenvironnement et la coexistence harmonieuse de toutes les formes de vie. De plus, la bioculture peut fournir les motivations nécessaires pour que chaque comportement soit géré par des principes biocentriques et orienté vers une meilleure compréhension et conservation du bios sur notre planète.
Mais plus qu’une simple orientation vers les principes biocentriques, la bioculture est une manifestation de vie. Le bios, avec toute sa complexité et mystères, peut être une source de joie et d’inspiration. De nouvelles valeurs culturelles, pour une appréciation globale du bios pourront aider le monde à reconnaître l’importance de la conservation de l’environnement et l’urgence de prendre des mesures contre les tendances négatives. La bioculture peut aussi pourvoir les lignes directrices éthiques pour la réévalution de croyances actuelles et une évaluation critique du futur. Ce que l’on espère c’est que les conflits régionaux existants seront atténués et que les incompatibilités entre l’harmonie environnementale et la croissance économique se réconcilieront. La seule alternative viable sera lorsque le monde reconnaîtra l’importance de sauvegarder le bios, le plus précieux acquis de notre planète, en intégrant des valeurs bioculturelles.
Œuvrer pour maintenir ce qui existe déjà, n’est pas suffisant. Avec l’émergeance constante de nouveaux défis et avec une conscience accrue des besoins urgents pour adopter des mesures contre les tendances destructives, le moment est mûr pour trouver des solutions compréhensives à long terme pour protéger notre planète et garantir une société équilibrée pour le futur. Une nouvelle vision, au-delà du développement durable, peut aider à placer la situation en perspective, et pourvoir les motivations nécessaires pour avancer et explorer des possibilités conduisant à une gestion globale plus juste et sûre.
Référundum mondial – Une nouvelle voie vers la démocratie
Alors que l’humanité s’engage dans le prochain millénaire, la question du bios augmentera en complexité. Plus que la simple appréciation et protection du bioenvironnement, dans toutes ses manifestations multiples, l’humanité devra affronter de fondamentaux dilemmes moraux, légaux et politiques résultant des progrès technologiques cumulatifs. Ces progrès peuvent être bénéfiques ou préjudiciables pour la vie, en fonction de notre capacité à comprendre leurs multiples implications, ainsi que notre disposition pour conserver le bien commun. Il faut informer d’urgence le public au sujet de ces défis, afin d’être moralement et mentalement préparés pour affronter les incertitudes à venir.
Dans cet effort crucial, il est essentiel d’obtenir une participation globale. Jusqu’à présent, même dans des régimes démocratiques, les citoyens se manifestent rarement en tant que majorité et sont souvent éclipsés par l’attitude présomptueuse de minorités arrogantes. Les progrès actuels dans le domaine de la technologie de la communication peuvent offrir une occasion pour le public de s’impliquer activement dans des questions concernant leur vie quotidienne et être capable d’exprimer un vote, à tout moment, à travers des réseaux d’ordinateurs et autres liens de communications, qui rendent possible une réaction immédiate dans tous les coins du monde. La proposition d’un Référendum mondial sur l’engagement pour protéger le bioenvironnement peut être la manifestation d’une telle tentative, avec beaucoup plus de dimensions à suivre. Ces dimensions peuvent ouvrir de nouvelles voies pour une démocratie participative, où les opinions seront activement exprimées et les hommes politiques ne pourront plus être capables d’éluder leurs responsabilités.
En vue d’éviter que la société ne se robotise et ne se mécanise, la créativité humaine a besoin d’être canalisée vers une “renaissance” inspirée et productive. La technologie, liée à un système de valeurs, offre d’amples opportunités pour la croissance et peut conduire à l’épanouissement de l’esprit humain. En traversant une ère électronique, les télécommunications modèleront inévitablement l’avenir de notre société. Il est dès lors impératif que nous appliquions tous le potentiel de ces nouveaux instruments pour garantir une société composée de citoyens responsables et consciencieux.
Le rôle changeant de la technologie de communication
La technologie de communication, en sus d’avoir un impact social important, offre, sans aucun doute, plus d’opportunités comerciales pour le futur. De tous les facteurs responsables de façonner la société moderne, les médias et les communications sont peut-être les plus puissants. Par conséquent, la technologie de communication peut devenir le véhicule avec lequel on peut inculquer à la société une nouvelle pensée biocentrique et fournir un échange d’information multidisciplinaire dans le monde entier pour promouvoir l’appréciation du bioenvironnement en tant que composante principale de chaque comportement humain.
Nous nous dirigeons vers un monde de plus en plus interdépendant où la communication est vitale pour le développement. La technologie de l’information peut unir le monde. Les masses médias ont le pouvoir d’influencer et d’éduquer, et ce pouvoir devrait être appliqué pour garantir la paix et la coopération internationale, en éliminant l’isolement et la division. Il a aussi le potentiel d’éveiller la conscience mondiale nécessaire en ce qui concerne le besoin urgent de prendre des mesures contre la destruction et l’abus de l’environnement. La bioéducation internationale à travers la communication par satellite peut être une des nombreuses voies pour appliquer ce potentiel pour faire des citoyens éduqués en matière d’environnement dans le monde entier. De tels projets, en sus d’offrir des échanges d’information directs et efficaces, peuvent contribuer à une participation simultanée mondiale dans la tentative de conserver le bios sur notre planète. Entre temps, comme plan d’action plus immédiat, le B.I.O. a proposé l’introduction d’un bulletin d’information sur le bioenvironnement, comme partie supplémentaire de chaque programme de nouvelles, tout comme le sont les informations sur le temps et la bourse.
Bioéconomie – Redéfinissant le concept de profit
Depuis ses débuts en 1985, le B.I.O. a mis l’accent sur l’importance de la bioculture dans le monde des finances. A l’époque des multinationales, le commerce international et les politiques économiques mondiales, les affaires économiques et financières sont devenus le facteur le plus important qui façonne la société moderne. Heureusement, l’économie mondiale a actuellement atteint un point fondamental révisant son attitude envers le bioenvironnement. Les décideurs politiques ont commencé à réaliser que le respect du bios est essentiel pour la survie de l’humanité, et que, si la destruction de l’environnement doit être freinée, des politiques devront être développées et appliquées en vue de promouvoir l’harmonie et la coexistence parmi toutes les formes de vie. L’application de capitaux financiers et humains viables, investir dans des ressources terrestres et acquatiques, dans la prévention de la pollution et dans le développement de technologies de recyclage, ne conduira pas uniquement à la promotion réussie de la production propre et de la gestion de l’environnement, mais contribuera également à la réévaluation de questions actuelles et à une nouvelle stratégie économique pour réaliser les demandes d’une société de plus en plus consciencieuse en matière d’environnement.
En perspective de cette tâche en suspens, la science économique doit sérieusement envisager l’inclusion de concepts qui sont considérés actuellement comme abstraits et qualitatifs. Il est nécessaire de développer des indicateurs solides pour l’élaboration de politiques financières, prenant en considération la nécessité de conserver les ressources naturelles et reconstituer des impacts environnementaux. La question de la qualité de la vie doit être la principale priorité, ainsi que la santé, la joie, la richesse intérieure, la culture et l’éducation. Ces éléments, qui sont souvent exclus de la théorie conventionnelle de la finance, doivent devenir le cadre des nouvelles économies du XXIe siècle.
Dans la recherche de stratégies économiques compatibles avec l’environnement, des politiques à long terme, où la qualité de la vie deviendra une question importante et non pas seulement un concept abstrait, sont essentielles. La sauvegarde de l’environnement doit devenir une valeure concrète dans la prospérité de chaque nation.
Dans ce cadre, la réussite financière doit être évaluée sur la base de l’amélioration des conditions de vie, dans toute la planète, et contribuer à la tâche la plus défiante, celle de renverser les tendances destructrices. De plus, le concept de profit doit être redéfini, en vue d’inclure des dimensions de richesse interne, de conservation des ressources naturelles comme partie intégrante de la prospérité des nations, une meilleure santé et la protection de la biodiversité, qui constitue un “authentique” profit pour la société.
La réglementation est une priorité, qu’elle se présente sous la forme d’imposition, de législation ou d’éducation. En outre, la mobilisation mondiale est essentielle et la participation du public, sur un plan tant international que national, peut fournir les motivations nécessaires pour l’établissement de politiques mondiales de bios-soutien. La technologie moderne et la découverte scientifique constituent des instruments puissants, favorables dans bien des cas à la croissance économique mondiale et ouvrant la voie à une nouvelle structure sociale. Il est dès lors essentiel de diriger ce progrès vers une direction positive et appliquer une vision millénaire à la prise de décision et à la programmation politique, en vue de conserver la terre pour les générations futures.
La Table périodique de la science économique
La conservation de l’environnement est étroitement liée au progrès économique. Conserver la richesse et la beauté du bioenvironnement, assurer la santé de la population de la terre, fournir des règles commerciales justes et garantir l’égalité des oportunités pour chaque pays du monde peut être une source de profit authentique, tant monétaire que social.
L’économie devra être élevée à une science compréhensive, en vue d’éliminer les stéréotypes négatifs de fragmentation et d’exclusion mutuelle. L’étude des relations complexes entre l’économie et les manifestations variées de notre héritage naturel et culturel peut fournir les éléments qui manquent à la compréhension d’un phénomène économique intégré, et donc peut conduire à la formation de la Table périodique de la science économique, semblable à la table d’éléments de chimie que le Russe D.I. Mendeleyev a ébauchée il y a plus d’un siècle. En créant la table périodique, Mendeleyev a capturé l’ordre du monde. Il n’était pas seulement capable de classer des éléments connus et de décrire leurs propriétés en détails, mais il a réussi à prédire l’existence et les propriétés d’éléments découverts bien des années plus tard. Bien que la table périodique fut structurée il y a plus d’un siècle, elle continue d’être la plus importante corrélation de la chimie, nous permettant d’avoir à faire avec la grande variété et diversité de la nature.
L’aspect diachronique de la table de Mendeleyev est aussi important aujourd’hui que jamais. Si nous visionons notre avenir comme une charte périodique, alors nous pouvons commencer à chercher des voies pour l’enrichir et remplir tous les espaces vides avec de nouvelles valeurs et une vision constructive. En façonnant la périodicité de propriétés chimiques en modèles verticaux et horizontaux, on est arrivé à la découverte d’un ordre et d’une clareté dans la science. La classification de priorités horizontales et verticales dans la société, révélera leur interdépendance et conduira à un futur harmonieux.
La structure électronique, qui constitue la base de la table périodique, comporte les concepts d’énergie et de potentiel. Pareillement, les priorités dans la société doivent être classées en fonction de leur contribution positive à la mobilisation du potentiel humain.
Ce potentiel peut être appliqué pour enrichir notre société avec une meilleure compréhension de la diversité biologique et culturelle. Des ondes d’énergie et de lumière, des ondes de communication, peuvent nous rassembler en une communauté globale pour décider de commun accord sur les voies à adopter pour notre futur. De nouvelles éthiques doivent gouverner notre action et notre pensée pour faire plein usage des bénéfices du progrès économique et éliminer les tendances destructrices.
Dans la mythologie grecque, le progrès mal conduit et destructif est représenté dans l’histoire du dieu soleil, Hélios, et son fils, Phaethon. La conduite précaire du char du soleil par Phaethon l’a conduit à la mort. Aujourd’hui, nous possédons la sagesse pour contrôler le progrès économique et nous devons l’appliquer au maximum. Nous pouvons utiliser la connaissance acquise pour améliorer notre qualité de vie et améliorer le monde pour les générations futures. Nous pouvons remplir les espaces vides de notre table périodique avec la beauté et la richesse de la diversité culturelle et historique et construire un cadre positif pour le futur. Une fois que la science économique reconnaît l’urgence de réévaluer son rôle par rapport à des politiques financières mondiales à long terme, elle sera plus efficace pour répondre aux défis du prochain millénaire.
Les approches économiques traditionnelles sont généralement limitées à des représentations cartésiennes de tendances inflatoires et dépressives, histogrammes d’unités monétaires, ou analyses régressives de tendances boursières. Bien que ces deux approches dimensionnelles étaient généralement suffisantes dans le passé, elles ont grandement besoin d’être révisées et mises à jour. Nous ne pouvons pas transporter des méthodes du XIXe siècle dans le troisième millénaire. L’actuelle figure fragmentée et limitée de la théorie économique doit être remplacée par une approche tri-dimensionnelle, où la valeur de la culture, le capital humain, l’éducation, les ressources naturelles et la biodiversité seront des facteurs dans chaque équation du diagramme.
Les pays financièrement pauvres peuvent être plus riches en valeurs culturelles, art, tradition et biodiversité. Ces éléments représentent un enrichissement pour toute la planète et ne peuvent pas continuer d’être ignorés par les économistes. Les évaluations du PNB et du potentiel commercial devraient évoluer pour inclure tous les paramètres mentionnés ci-dessus et mettre l’accent sur la tâche urgente de sauvegarder le bios et le bioenvironnement. Des politiques pour la croissance économique et des opportunités d’emploi, à un niveau mondial, doivent être structurées en accord avec ces nouveaux principes en vue d’être plus efficaces, arrêter la pauvreté, les dettes nationales, la détérioration de l’environnement et les développements commerciaux injustes.
Salaire vert – Nouvelles opportunités d’emploi
Avec l’augmentation des taux actuels du chômage et les gouvernements étant obligés de canaliser d’importantes parts de leur budget pour couvrir les allocations de chômage, le temps est venu de considérer sérieusement des alternatives viables pour arrêter la situation. Le B.I.O. a promu l’introduction d’un Salaire vert pour les chômeurs, avec l’engagement de travailler pour la protection du bioenvironnement. Les projets incluent la plantation d’arbres, le nettoyage de la ville, le recyclage, la récupération des ressources et bien d’autres activités constructives semblables.
Ce Salaire vert peut aider à obtenir un sentiment positif parmi les employés, en sus de la possibilité d’offrir de nouvelles opportunités pour le travail et d’aider dans la tentative de réduction du niveau du chômage. De plus, les sociétés, ou autres institutions et organisations, pourront se voir octroyer des taxes spéciales de déduction lorsqu’elles offrent des possibilités aux chômeurs pour s’impliquer dans des projets environnementaux. Ainsi, des fonds disponibles pourraient être canalisés où ils sont le plus nécessaires, tandis que, par la même occasion, un investissement sera réalisé pour atteindre une harmonie environnementale globale.
Banques d’idées – Ebauchant l’évolution de la conscience environnementale
La croissance rapide de la technologie de l’information ouvre de nouvelles voies de connaissance et élargit les frontières de la pensée humaine. Toutefois, l’actuelle crise environnementale secoue les bases des secteurs public et privé. Les valeurs éthiques, la structure sociale et les questions nationales et internationales doivent être réexaminées en se référant aux nouvelles perspectives de la société moderne. Le bios et le bioenvironnement peuvent dès lors devenir les nouveaux points centraux pour la réévaluation des priorités dans la société et le développement de nouveaux modèles et de nouvelles pensées pour le futur.
Jusqu’à présent, seulement quelques privilégiés ont eu l’occasion de faire en sorte que leurs réflexions et idées soient disponibles sur une base plus large, et de précieuses contributions de personnalités moins importantes, se sont perdues à jamais. L’humanité a documenté les expériences de figures historiques, de dirigeants politiques et spirituels, de scientifiques et intellectuels, mais la sagesse du public dans son ensemble n’est pas connue. Avons-nous connaissance des principaux courants de la pensée de l’Antiquité? Sommes-nous au courant des normes de la société au Moyen-Age? Certains spécialistes ont enregistré des tendances générales, dans des régions géographiques spécifiques, mais nous ne disposons pas d’une documentation concrète et globale de ce qui était accepté en général par le commun des citoyens dans le monde, ou ce qu’ils considéraient important.
En vue de permettre à chaque individu d’exprimer et de documenter ses pensées, le B.I.O. a, depuis 1985, promu l’établissement d’une Banque d’idées informatisée où chaque partie intéressée peut déposer ses pensées sur des questions liées à l’environnement et créer une source riche en informations et reflexions sur le bios et le bioenviroennement. Ce dépositaire sera disponible pour les générations futures, en vue de servir comme un trésor en matériel pour le développement de la société dans les années à venir. De plus, cette Banque d’idées reflètera l’évolution constante de la pensée et de la morale dans le monde entier.
Il n’y a pas très longtemps, les problèmes environnementaux n’étaient même pas connus. Avec l’actuelle crise sur l’environnement, nous avons témoigné un changement de l’opinion publique, ainsi qu’une augmentation de la conscience de la gravité de la situation et du besoin urgent de prendre des mesures contre les tendances destructrices. Ce tournant des événements démontre une évolution de notre capacité de percevoir et de définir les priorités dans notre société, conformément aux défis que nous devons confronter. La trajectoire de cette évolution, allant de l’ignorance à la prise de conscience en passant par la sensibilisation et, finalement par une participation active, pourraient servir comme instrument précieux pour signaler le progrès social et pourrait nous aider dans nos efforts pour arrêter les abus sur l’environnement à un niveau mondial. Avec l’établissement d’une Banque d’idées, nous acquerrons un rapport concret de cette trajectoire et nous serons donc capables de déterminer tous les paramètres du changement afin de rendre le processus de prise de décisions plus facile et plus efficace.
Les pensées transcendantes franchissent les frontières
des potentiels de l’espace circonscris
traversent les ponts des solides transparents
les ondes énergétiques des messages éternels
conduisent à la communication
plus rapides que les éclairs de l’âme
plus brillantes que le rayon du laser
transperçant tout
se répandant partout
(A. Vlavianos-Arvanitis, Oscillations, 1983)
L’évolution de la pensée humaine est un processus dynamique et son potentiel réside dans la continuelle émergence de nouvelles variables. La détermination des éléments constants et variables peut conduire à une nouvelle appréciation des priorités dans la société, ainsi qu’à une évaluation critique du futur. Une Banque d’idées interactives peut servir de documentation de l’évolution et de la transition de la pensée humaine pour les générations présentes et futures. La technologie de l’information et des communications plus rapides nous conduirons au troisième millénaire. Il est essentiel d’appliquer cette technologie pour capter la sagesse de l’humanité et la rendre disponible à l’ensemble du monde.
L’humanité perd son temps. Afin de sortir des processus de pensée inflexibles, qui ont conduit à des situations désatreuses, une action immédiate est essentielle. La résolution de problèmes environnementaux requiert une approche dynamique qui combine les expériences du passé et les opportunités présentes pour établir des modèles nouveaux et riches pour le futur. Le défi consiste à calibrer la croissance avec des références aux paramètres biocentriques et élargir notre vision pour le millénaire à venir. Nous vivons dans une petite et fragile planète. La continuation de la chaîne de la vie sur cette planète est la tâche la plus essentielle pour tous.
Biodiplomatie – Investir dans la “Défense du bios”
Les actuelles menaces sur le bios sont des problèmes internationaux. Les solutions requises trouvent leur origine dans le développement de plans d’actions pour la paix et la compréhension internationale. La coopération internationale pourrait conduire à une nouvelle ère pour le monde diplomatique; l’ère de la biodiplomatie. Les nations ne seront plus en guerre les unes contre les autres mais contre la destruction et les abus de l’environnement. La politique étrangère pourrait donc changer d’un cadre compétitif fragmenté à une vision d’unité et d’interdépendance.
La biodiplomatie reconnaît que les différences naturelles constituent la richesse du corps de l’humanité. En outre, l’humanité fait partie de tout le corps du bios, où le DNA, le code génétique de tous les organismes vivants, est le lien entre toutes les formes de vie. Une affection aux poumons n’est pas un fait isolé, elle a des conséquences sur l’ensemble du corps. Ces concepts d’union seront promus comme la première considération en biodiplomatie qui sera impliquée dans la mise en valeur de la coopération internationale sur des questions liées à l’environnement et soutiendront activement tous les efforts pour protéger et maintenir la biodiversité. Parallèlement, la biodiplomatie cherchera à améliorer les relations humaines et atteindre la paix mondiale, en remplaçant les attitudes diplomatiques actuelles avec une perspective internationale et interculturelle.
Pour encourager la coopération internationale en matière de bioenvironnement, le monde doit arrêter d’investir dans les guerres et commencer à investir dans la conservation du bios et du bioenvironnement. La compétitivité pour les moyens de destruction devrait se transformer en coopération pour des moyens de sauvegarde. Sans intervenir avec des intérêts légaux, le plus grand défi pour le XXIe siècle devrait être le développement de nouvelles voies pour canaliser les protocoles de défense en vigueur en vue d’adopter le principe de “défense du bios” comme principale priorité nationale et internationale. Les équipements de défense existants peuvent être amendés et utilisés pour la reforestation, le nettoyage des ressources en eau, la récupération de l’érosion des sols, la protection de la couche d’ozone et la décontamination de zones touchées par la radiation nucléaire.
Une orientation environnementale des politiques requiert la création de nouvelles institutions et une redéfinition de celles qui existent déjà. Les débats actuels sur les effets négatifs des décisons sur l’environnement par des institutions internationales et la nécessité de faire des réformes ne sont que des exemples. L’actuelle crise environnementale en suspens semble nécessiter une réforme institutionnelle structurelle par laquelle des organisations comme les Nations unies devront intégrer des perspectives environnementales dans leur cadre structurel fondamental. Les NU pourraient, dès lors, reconsiderer leur rôle et commencer à coordiner des efforts de maintien de la paix et humanitaires fondés sur la protection environnementale.
Biolégislation – Défense des droits des générations futures
Le concept central de biolégislation, considéré comme une composante de la biopolitique, consiste à faire le lien entre la protection des droits du bios et la défense des droits des générations futures. De plus, la biolégislation reconnaît qu’en sus des “droits de l’homme”, il existe une série d’“obligations de l’homme”, orientées vers notre responsabilité commune pour conserver l’environnement et pour améliorer la qualité de la vie, à un niveau mondial. Il est dès lors essentiel que la législation internationale se réfère explicitement à la protection du bios sur notre planète, et que les actions environnementales actuelles se développent et soient réévaluées.
L’interdépendance entre les droits de l’homme et les obligations est vitale dans ce contexte. Les droits correspondent aux obligations et pour assurer le développement harmonieux de la société nous devons reconnaître certaines responsabilités importantes. La défence des droits de l’homme ne devrait pas être considérée comme une question indépendante de la protection d’autres formes de vie sur notre planète. Les risques que présentent sur la santé la détérioration de l’environnement, la pollution, la désertification, la diminution des ressources naturelles, la rareté en eau et la famine constituent une menace pour l’espèce humaine. Pour assurer nos droits et prévenir les désastres, nous devons prendre la responsabilité de renverser des tendances négatives et protéger notre héritage naturel.
La distinction entre contrôle prudent et intervention réglementaire est vitale pour ce concept. Les considérations bioenvironnementales devraient devenir un des facteurs déterminants, si pas décisif, dans la prise de décision à tous les niveaux possibles. Il faut aussi prendre en compte que la protection et la conservation de l’environnement ne sont pas uniquement compatibles avec le développement économique, mais que la protection de l’environnement est la seule option pour assurer la croissance économique dans le futur.
Bioéthique
La bioéthique classique se penche sur divers sujets tels que l’embryon, l’insémination et la fertilisation artificielles; la mort ou l’euthanasie. L’intérêt constant de l’Organisation internationale de biopolitique sur l’évolution de ces questions d’actualité l’on conduite à penser la bioéthique classique en prenant en compte de nouvelles dimensions fondées sur le respect de l’environnement.
La théorie du bios promeut la bioéthique comme l’une de ses composantes majeures. La bioéthique fournit les fondements éthiques et philosophiques pour une coévolution pacifique et harmonieuse de l’humanité et du bioenvironnement. La bioéthique est une composante essentielle de la biopolitique moderne. La biopolitique a, en général, pour objectif de maintenir et de promouvoir la vie, le bios. La bioéthique est principalement concernée par les questions éthiques relatives à toutes les formes de vie. De cette façon, la bioéthique est un complément de la biolégislation, domaine de la biopolitique qui s’occupe des problèmes légaux associés avec le bios. Dans de nombreux cas, la bioéthique et la biolégislation doivent œuvrer de concert. Par exemple, l’ingénierie génétique a soulevé des questions ayant des dimensions tant légales qu’éthiques.
La bioéthique peut être envisagée comme une science conceptuelle avec des dimensions philosophiques et, en même temps, comme l’orientation d’activités pratiques. D’un point de vue philosophique, la bioéthique est étroitement liée au principe de révérence à la vie. Pour la bioéthique, l’idée philosophique selon laquelle chaque individu et chaque forme du bios ont une valeur unique et absolue, a une importance majeure. L’idée philosophique fondamentale d’unité intrinsèque de la vie humaine et non-humaine, implique la responsabilité de chaque être humain envers le bios. Le développement de la bioéthique pousse à dépasser des comportements qui de nos jours devraient être obsolètes:
Le comportement technique envers les choses vivantes uniquement comme instruments utiles.
Le comportement réducteur envers la vie, niant la différence principale entre êtres vivants et choses non vivantes.
Le problème pressant de notre époque, c’est le destin du bioenvironnement, du bios mis en danger par les activités humaines. Cette question implique une dimension éthique. Un être humain est étroitement lié à, et dépend de, toute la vie sur terre. Comment pouvons-nous donc réconcilier notre existence avec la rapide destruction du bios?
Les intérêts économiques et les questions de santé sont liés à la bioéthique. Face à la situation critique qui sévit dans le monde, des mesures urgentes ont été prises. Mais il est toutefois nécessaire de changer les comportements vis-à-vis du monde des affaires et de l’économie, tels que le choix entre développement économique et protection de l’environnement, l’obtention de résultats à court terme et le contrôle de la pollution. Les éthiques environnementales peuvent être appréhendées comme un système de valeurs multidimensionnelles.
Les droits du bios
L’idée centrale de la bioéthique comme partie constitutive de la biopolitique, est le concept de droits du bios. Ces droits sont:
- Les droits de l’homme; ils acquièrent de nouvelles dimensions s’ils sont placés dans le cadre des problèmes environnementaux. Les différentes formes du bios sont importantes en soi, mais elles font également partie du bioenviroennement qui est essentiel pour l’existence et le développement de l’humanité. Dès lors, la volonté de conserver et de promouvoir le bioenvironnement acquiert une dimension bioéthique.
- Les droits des animaux.
- Les droits des plantes qui combinent l’aspect esthétique et pragmatique.
- Les droits de microbes qui gagnent de l’importance avec le développement de la biotechnologie.
A l’aube du prochain millénaire, la question de la vie gagne de l’importance. Plus que la simple protection de l’environnement dans toutes ses manifestations diverses, l’humanité devra faire face à des dilemmes moraux, juridiques et politiques, résultats d’un progrès technologique cumulé. Ces progrès peuvent être bénéfiques ou néfastes pour la vie en fonction de notre capacité à comprendre leurs nombreuses implications, ainsi que de notre volonté de conserver un bien commun. Il est urgent d’informer le public sur ces défis afin qu’il soit préparé à faire face à toutes les éventualités.
Bioéducation pour une responsabilité mondiale
Pour atteindre un nouvel état du monde, l’éducation en est la clé. Une éducation biocentrique intégrée, qui assure une connaissance environnementale à vie à chaque citoyen du monde, est un véhicule nécessaire pour une appréciation globale réussie du bios.
Tenant en compte que les universités devraient être, par définition, “universelles”, l’Université internationale pour le bioenvironnement (I.U.B.E.), lancée par l’Organisation internationale de biopolitique en 1990, promeut un modèle de bioéducation en introduisant des réformes interdisciplinaires de l’enseignement sur une base mondiale. Les découvertes en matière de technologie informative, comme la communication par satellite et l’Internet, sont considérés comme les instruments les plus importants pour la réalisation de ces projets.
- Etablissement de réformes d’enseignement internationales et promotion d’une bioéducation globale efficace à travers l’Internet et l’utilisation de satellites et autres liens de communications.
- Promotion d’une coopération internationale pour la protection de l’environnement conduisant à une nouvelle ère de biodiplomatie.
- Redéfinition des bases des programmes éducatifs et incorporation d’éléments interdisciplinaires dans tous les programmes éducatifs, faisant de l’éducation bioenvironnementale le principal lien interdisciplinaire à travers le monde.
- Promotion d’une législation internationale sur les droits du bios.
- Contribution des dimensions du bios liées aux concepts des affaires et de la gestion et établissement du cadre pour de nouvelles stratégies compatibles avec la conservation de l’environnement.
Bios dans le prochain millénaire
- Fournir des motivations aux dirigeants du monde des affaires, aux décideurs politiques et au public en général pour élaborer la base d’une nouvelle stratégie compatible avec les intérêts, les besoins et les valeurs du bioenvironnement.
- Organisation d’une campagne internationale pour des olympiades internationales et attribution de Prix bios aux “individus ou institutions qui ont contribué à la conservation et à l’appréciation du bioenvironnement”.
- Sensibilisation du public aux branches des sciences biologiques.
- Promotion d’une bioévaluation internationale de la technologie, en vue d’assurer les progrès technologique et économique qui soutiennent le bioenvironnement.
Olympiades environnementales – Prix bios – Athlos comme accomplissement intellectuel
Dans la recherche de nouvelles valeurs sociales pour le prochain millénaire, la renaissance de l’ancien esprit olympique peut contribuer à l’unité et à l’harmonie du développement de chaque aspect de l’être humain. Les Jeux olympiques, tenus en Grèce pendant plus de dix siècles, étaient d’importants événements politiques et culturels qui contribuaient à la promotion d’une vision unificatrice de la paix, de l’amitié et de la réconciliation.
Actuellement, les Jeux olympiques, phare pour la paix mondiale et l’espoir, attribuent des médailles uniquement pour les exploits physiques. De plus, le concept d’athlétisme est synonyme de sport et d’adresse du corps. Pour cela il y a lieu de rappeler que le terme athlétisme vient du mot grec athlos, qui signifie accomplissement. Dès lors, l’athlétisme comprend tous les accomplissements possibles de l’humanité, qu’ils soient physiques ou intellectuels. Il est donc important que le concept d’athlétisme regagne sa signification originaire et soit redéfini sur la base d’un nouveau système de valeurs.
La théorie du bios recouvre l’esprit de développement harmonieux, mental et physique. Les hommes ne devraient pas se limiter à lutter pour l’excellence dans les événements sportifs uniquement. En vue de promouvoir la bioévaluation de la technologie et une bioculture globale pour le nouveau millénaire, le B.I.O. a proposé le développement de commités internationaux multidisciplinaires, désignés pour ratifier le progrès et attribuer des Prix bios aux individus ou institutions qui ont contribué de manière significative à la conservation et à l’appréciation du bioenvironnement.
A présent, les compétitions internationales ont lieu dans plusieurs domaines, comme la musique, la poésie, le théâtre et la recherche scientifique. Toutefois, ces compétitions représentent une vue fragmentée. Afin de réétablir l’harmonie et l’unité dans toutes les expressions humaines de la créativité, une reconnaissance complète et une récompense pour les accomplissements sportifs, artistiques et scientifiques pourront être conduits simultanément, tous les quatre ans, à l’occasion des Jeux olympiques. Par exemple, les législateurs pourraient être récompensés pour le développement de nouvelles législations ayant trait aux droits du bios; les architectes, pour avoir travaillé dans la construction de modèles de “biopolis”; les dirigeants de corporations, pour l’inclusion de la protection de l’environnement dans leurs activités commerciales. Des prix pourraient être attribués dans diverses disciplines, comme l’éthique, la législation, l’économie, les affaires, la théologie, l’architecture, la diplomatie ou la philosophie, avec l’espoir d’inclure éventuellement tous les accomplissements humains.
Cessez-le-feu
Les olympiades devraient être des périodes de paix mondiale et une occasion pour tous les citoyens du monde de célébrer les concepts unificateurs issus de l’esprit olympique. En même temps, la communauté internationale peut être sensibilisée aux valeurs d’une coexistence harmonieuse comme véhicule pour obtenir une meilleure qualité de vie. Dans l’esprit de la bioculture, le B.I.O. a promu la reprise de l’ancien idéal de cessez-le-feu pendant les Jeux olympiques; proposition récemment adoptée comme résolution des Nations unies. Nous espérons que le bioenvironnement agisse en tant que force unificatrice pour la paix, conduisant à une nouvelle structure sociale, où le respect du bios sera au centre de toutes les actions et pensées.
A l’occasion des Jeux olympiques de 1996, le premier Prix Bios fut décerné au Commandant Jacques-Yves Cousteau – il ne fut pas uniquement le premier à le recevoir, mais aussi le seul récipiendaire du Prix Bios au cours de ce siècle – pour son exceptionnelle contribution à la compréhension et appréciation du bioenvironnement.
Le commandant Cousteau fut le premier à explorer la biodiversité des océans et à éveiller une conscience sur la tâche importante que représente la conservation de cette biodiversité. Il a travaillé sans répis pour promouvoir l’idée de protéger la vie sur notre planète et, à travers une recherche sans frontières, il a fourni une information unique sur la complexité et la beauté du bios. Ses accomplissements représentent une des contributions les plus positives pour l’humanité et, en lui décernant le premier Prix Bios, l’Organisation internationale de biopolitique cherchait à ouvrir la voie à un millénaire d’espoir, de compréhension et de coopération internationale pour garantir les droits des générations futures.
Biotourisme pour la paix
L’environnement ne connaît pas de frontières et rassemble les gens autour d’une cause commune. L’immense diversité sur notre planète peut être chérie par des efforts conscients pour transformer les voyages et le tourisme en initiatives donnant lieu à une appréciation globale du bios. La diversité culturelle, la tradition, l’histoire et le “mythos” peuvent devenir les pierres angulaires d’une nouvelle forme de tourisme: biotourisme.
Le biotourisme n’est pas uniquement un plan de voyage conventionnel. C’est une façon pour tous les peuples du monde d’explorer l’héritage naturel et culturel de l’autre. A travers cette connaissance apparaît l’appréciation et à travers l’appréciation des liens étroits d’amitié peuvent être tissés. Le biotourisme agit en marge des divisions politiques et nationales. Il est fondé sur la coopération et la compréhension mutuelle. C’est un véhicule pour la paix – la paix de la race humaine et la paix entre toutes les formes du bios sur notre planète.
Biopaix – Harmonie mondiale dans le prochain millénaire
Les conflits régionaux qui éclatent constamment dans le monde entier, mettent gravement en danger la sécurité mondiale. Sans une approche nouvelle et révisée de la question de la coopération internationale, il est peu probable que nous réussissions à atteindre la paix, l’harmonie et le progrès vers un monde composé de citoyens responsables et concernés.
Notre société est gouvernée par un système d’éthiques darwiniennes, où la survie du plus apte est considérée comme la stratégie optimale. Mais qui sont exactement les plus aptes et qui à le pouvoir de prédéterminer le destin de ceux qui sont considérés comme moins aptes? Le destin du monde ne peut pas demeurer entre les mains de quelques uns et des “puissants”. La paix mondiale ne peut devenir une réalité si nous permettons que ces tendances continuent, et c’est de la responsabilité de chaque citoyen du monde d’assurer qu’un nouveau groupe de valeurs et d’éthiques l’emporte.
Dans le cadre de ce nouveau groupe d’éthiques, la communauté mondiale doit apprendre la joie du partage. Ce n’est dans l’avantage de personne de séparer le monde en régions développées et sous-développées. La pauvreté et la distribution inégale des ressources n’affecte pas uniquement les pays qui en souffrent le plus, mais menace la stabilité de toute la planète. Il n’en tient qu’à nous de rendre ce concept de “Tiers monde” obsolète et d’œuvrer ensemble pour réconcilier l’harmonie environnementale avec la nécessité de croissance et de prospérité économiques.
La solution frappe aux yeux. Nous partageons tous le don du bios, la possession la plus précieuse sur notre planète. Les systèmes politiques vont et viennent, les régimes financiers ont réussi et échoué, mais le bios, dans des formes et variétés illimitées, a existé pendant des millions d’années. Le bios et le bioenvironnement sont les agents les plus puissants pour atteindre la paix et la stabilité mondiales. La poursuite de la biopaix, à travers le développement de plans d’actions concrets pour une coopération mondiale sur la conservation du bioenvironnement, peut atténuer les conflits et les divisions et contribuer à une nouvelle ère de compréhension internationale, ainsi que de sécurité et d’ordre mondial. Les aspects unificateurs du bios et le bioenvironnement détiennent la clé de notre futur. Si nous adoptons tous ce principe comme notre guide, alors, peut-être, la paix mondiale sera une réalité au XXIe siècle.
Harmonie
Avec les ailes de l’âme
je touche les vagues dorées de l’infini
autour, la beauté comme la lumière céleste
émet des rayons aux couleurs de fleurs
murmure la glèbe, revit la terre
non pas comme une mère mais comme une fille
du cycle de la destruction
et l’inachevé de la perpétuité
La mélodie de l’univers
est enveloppée par les vibrations de l’harmonie
(A. Vlavianos-Arvanitis, Oscillations, 1983)

